Maison de retraite de ses parents : qui doit réellement payer ?

2 000 euros par mois : c’est le prix moyen d’une place en maison de retraite en France. Pour beaucoup de familles, l’équation vire au casse-tête. Si le résident paie en priorité, la réalité, elle, s’invite souvent sans préavis autour de la table familiale. Qui, finalement, règle la facture quand les ressources manquent ou s’effritent ?

Payer la maison de retraite de ses parents : le rôle des enfants

Entrer en maison de retraite, c’est assumer un budget conséquent : hébergement, soins, dépendance, chaque poste pèse lourd. En théorie, ce sont d’abord les parents qui règlent la note. Mais lorsque la pension de retraite ne suffit pas, c’est aux enfants qu’il revient de financer le séjour, à condition de disposer des moyens nécessaires.

L’obligation s’étend à tous les enfants, sans exception. S’il y a désaccord, la justice intervient : le juge aux affaires familiales examine la situation de chaque descendant direct, enfants, petits-enfants éventuellement, et répartit la charge selon les revenus de chacun.

Parfois, d’autres membres de la famille, frères, sœurs, voire cousins, peuvent aussi être sollicités, si le retraité n’a vraiment plus aucune ressource.

Recourir à l’aide sociale

Payer la maison de retraite de ses parents

Quand le cercle familial ne suffit plus, il existe des solutions pour limiter la facture. L’aide sociale peut prendre le relais. Le résident peut solliciter l’aide personnalisée au logement (APL), qui prend en charge une partie des frais d’hébergement.

Pour en bénéficier, il faut avoir au moins 60 ans et percevoir des revenus inférieurs au montant des charges en maison de retraite. En fonction du dossier, l’aide peut être partielle ou totale. Mais attention : si la situation financière du résident ou de ses enfants évolue, les aides sont revues, voire supprimées.

Pour aller plus loin

En pratique, la règle est claire : le résident paie s’il en a les moyens, sinon son conjoint prend le relais. À défaut, les enfants et autres descendants sont sollicités.

Si la famille ne peut pas assumer la totalité du coût, il existe plusieurs dispositifs d’accompagnement. Voici un aperçu des principales aides accessibles en complément :

  • L’APA (allocation personnalisée d’autonomie), pour financer une partie des frais liés à la dépendance.
  • L’aide de la CAF (Caisse d’allocations familiales), qui intervient selon les ressources.
  • L’aide de l’Assurance maladie, parfois mobilisable.

Face au poids financier d’un placement en maison de retraite, les descendants sont en première ligne. Mais quand le portefeuille familial ne suffit plus, les dispositifs d’aide deviennent indispensables pour préserver la dignité du parent âgé.

Les aides financières pour les personnes âgées en perte d’autonomie

Différents mécanismes existent pour alléger la charge des familles confrontées à la dépendance d’un proche. Voici les principales solutions à connaître :

  • L’APA (aide personnalisée à l’autonomie) prend en charge une part des frais pour les personnes âgées dépendantes, en fonction de leur niveau de perte d’autonomie.
  • La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) peut aussi intervenir, sous conditions, pour compléter les aides départementales lorsque les ressources du parent sont insuffisantes.
  • Le minimum vieillesse permet aux personnes âgées disposant de faibles revenus de bénéficier d’une allocation, utile pour financer l’hébergement en établissement.
  • Des abattements fiscaux sont proposés aux aidants familiaux : ils ouvrent droit à un crédit d’impôt sur certains travaux réalisés dans la résidence principale du senior.
  • Des établissements sociaux habilités accueillent parfois les personnes âgées à coût réduit, voire gratuitement, selon leur situation financière. Pour chaque cas, un contact avec les organismes compétents s’impose afin de déterminer le meilleur accompagnement possible.

Les avantages fiscaux pour les aidants familiaux

Accompagner un parent en perte d’autonomie bouleverse souvent la vie quotidienne et le budget des proches. Heureusement, plusieurs dispositifs fiscaux existent pour alléger cette charge.

Le crédit d’impôt pour l’aide à domicile s’adresse à ceux qui emploient une personne pour accompagner un senior au quotidien, toilette, repas, ménage. Jusqu’à la moitié des dépenses engagées peuvent être récupérées, dans la limite fixée par la loi.

Autre mesure : la déduction forfaitaire, qui concerne les aidants accueillant sous leur toit un parent dépendant. Cette disposition ouvre droit à une réduction d’impôt de 3 413 euros par an si le parent est rattaché au foyer fiscal.

Enfin, les aidants peuvent demander des congés non rémunérés pour s’occuper temporairement ou durablement d’un proche âgé. Si l’aide à apporter à son parent implique parfois des sacrifices professionnels, la législation prévoit ces aménagements pour éviter de choisir entre famille et emploi.

Avant d’envisager l’accueil en établissement ou de financer le maintien à domicile, il est recommandé de vérifier son éligibilité à ces soutiens. Les démarches sont parfois longues, mais elles peuvent transformer la gestion du quotidien et offrir un peu de répit aux familles qui jonglent avec les factures et les rendez-vous médicaux. Derrière chaque dossier, il y a une histoire de vie, souvent invisible, mais jamais anodine.

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