Qui paye la maison de retraite de ses parents ?

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Bien qu’elle soit d’une grande aide, une maison de retraite demeure chère. En réalité, les frais du séjour sont à la charge du résident. Ils peuvent être également assurés par sa famille ou autres. Qui alors peut payer la maison de retraite de ses parents ? Trouvez la réponse à cette question ici !

Payer la maison de retraite de ses parents : les enfants

Le coût d’une maison de retraite est évalué sur les points suivants : hébergement, soins et dépendance. Chacun de ces éléments a son prix. Les enfants doivent en effet payer la maison de retraite de leurs parents. Cela est possible lorsque ces derniers ont les capacités financières pour le faire.

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Ceci étant, tous les enfants doivent y participer. Dans le cas contraire, l’affaire sera portée devant le juge des affaires familiales. Celui-ci se chargera de répartir au prorata les revenus des enfants ainsi que ceux des petits enfants et autres descendants directs.

Les autres membres de la famille du pensionnaire peuvent également se prononcer si ce dernier ne dispose pas de revenus suffisants.

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Faire appel à une aide sociale

Payer la maison de retraite de ses parents

Il peut arriver que les obligés alimentaires ne soient pas en mesure de prendre en charge les frais liés au séjour de leurs parents. Le recours aux aides sociales est donc imminent. Le pensionnaire peut alors faire la demande de l’aide au logement (APL). Cela lui permettra de solder une grande partie des tarifs d’hébergement.

Pour être bénéficiaire de l’aide sociale, retenez que l’intéressé doit être âgé de 60 ans au moins. De plus, ses revenus mensuels doivent être en dessous des frais liés à l’hébergement.

Dépendamment de votre situation, vous bénéficierez soit d’une aide sociale partielle, soit d’une aide sociale totale. Toutefois, s’il est observé un changement des revenus financiers du concerné ou de ceux de ses enfants, l’aide sociale sera arrêtée.

 Pour aller plus loin

En premier, sachez que les frais d’une maison de retraite doivent être payés par le retraité. Si ce dernier n’a pas les ressources nécessaires pour y faire face, la responsabilité incombe à son époux ou son épouse. Dans le cas où il n’est pas marié, ses descendants constituent son option.

Outre les enfants, un recours vers les aides est l’idéal. Il existe de nombreux apports allant dans ce sens. Vous avez l’APA (aide du développement), l’aide de la CAF (caisse d’allocation familiale), l’aide de l’assurance maladie et bien d’autres.

Payer la maison de retraite de ses parents revient aux descendants directs du retraité. Si ces derniers n’ont pas les moyens de prendre en charge ses dépenses, vous devez opter pour d’éventuelles aides.

Les aides financières pour les personnes âgées en perte d’autonomie

Les aides financières pour les personnes âgées en perte d’autonomie sont nombreuses. Elles ont été mises en place pour aider et soulager les familles qui prennent en charge leurs aînés. Voici quelques-unes de ces aides :

La première aide est l’APA, c’est-à-dire l’aide personnalisée à l’autonomie. Cette aide permet aux personnes âgées dépendantes de bénéficier d’une prise en charge partielle ou totale des frais liés à la maison de retraite.

Il y a la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA). Elle peut prendre en charge une partie du coût mensuel fixé par le conseil départemental si votre parent ne dispose pas des ressources suffisantes.

Le minimum vieillesse est aussi une option envisageable pour payer la maison de retraite de vos parents s’ils n’ont pas atteint le plafond requis par cette aide financière.

Il existe aussi certains abattements fiscaux concernant les aidants familiaux. Ce dispositif offre notamment un crédit d’impôt sur certains travaux effectués dans la résidence principale du senior.

Il y a les établissements sociaux habilités qui peuvent accueillir votre parent gratuitement ou moyennant une participation modique selon sa situation financière. Vérifiez toujours auprès des organismes pertinents pour savoir quels types d’aides vous pouvez obtenir.

Les avantages fiscaux pour les aidants familiaux

Être aidant familial, c’est prendre soin d’un proche âgé, malade ou handicapé. Cette tâche peut rapidement devenir chronophage et impacter votre situation financière. Il existe des avantages fiscaux pour aider les aidants familiaux à soulager leur budget.

Le premier avantage fiscal est le crédit d’impôt pour l’aide aux personnes âgées dépendantes. Ce dispositif s’applique aux personnes qui ont occupé un emploi domestique pour aider un senior dans sa vie quotidienne (toilette, habillage, repas…). Le crédit d’impôt couvre une partie du salaire versé à l’employé et permet de récupérer jusqu’à 50% des dépenses engagées.

Il y a aussi le régime fiscal de la déduction forfaitaire. Ce dernier s’adresse aux aidants familiaux qui accueillent chez eux une personne en perte d’autonomie. Ils peuvent alors bénéficier d’une réduction fiscale fixée à 3 413 euros par an si cette personne est rattachée au foyer fiscal.

Les aidants familiaux disposent aussi du droit à des congés non-rémunérés sur demande auprès de leur employeur durant la prise en charge temporaire ou permanente de leur parent âgé.

Pour bénéficier pleinement des avantages fiscaux liés à l’aide apportée aux seniors, vous devez être éligible et remplir les conditions requises. Ces avantages peuvent contribuer grandement au financement du maintien à domicile ou de l’accueil en maison de retraite.

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