Régime de retraite : bien connaitre son affiliation

1165
Partager :

70% des actifs en France, y compris ceux du secteur privé, sont affiliés au régime général de l’assurance retraite. Le reste, dont les fonctionnaires et les travailleurs agricoles sont soumis à d’autres types de régime. Quoi qu’il en soit, la connaissance de votre domaine de travail ne suffit pour déterminer votre régime de retraite. C’est en général, la loi liée à la sécurité sociale qui exerce une influence sur les nouvelles orientations du régime de retraite. Découvrez en outre, les différents régimes auxquels vous pourrez être affilié(e).

A lire aussi : Les différentes prestations sociales destinées aux seniors à la retraite

Le MSA ou la Mutualité sociale agricole

Dédié aux exploitants agricoles, la Mutualité sociale agricole permet de jouir d’une pension comprenant la retraite forfaitaire et proportionnelle. Si la retraite forfaitaire dépend du nombre d’années de fonction, la pension forfaitaire est calculée sur la base des points accumulés par l’exploitant durant ses années d’exercice.

A découvrir également : Comment calculer sa retraite française ?

Le régime des professions libérales

Les personnes exerçant une profession libérale dont les notaires, les dentistes et les cabinets comptables doivent être enregistrés à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales ou CNAVPL. Leur pension de base est également calculée sur la base de points qu’ils ont acquis.

Les régimes alignés

Les régimes alignés concernent les salariés agricoles, les artisans et les commerçants. Pour eux, l’âge légal de retraite est de 62 ans. Les personnes bénéficiant du régime aligné ont leur propre caisse de retraite.

Les régimes spéciaux

Certains domaines d’activités sont difficiles à catégoriser. De plus, leurs rouages économiques sont assez différents des autres secteurs. C’est ainsi que les travailleurs dans ces domaines ont des régimes spéciaux de retraite. En outre, on distingue près d’une quinzaine de régimes spéciaux à part ceux déjà cités. En outre, cela concerne les employés de notaire, les membres de l’Assemblée nationale, les marins ou encore les agents de l’Opéra.

Le régime général : pour qui et comment ça marche ?

Le régime général est destiné à tous les travailleurs du secteur privé. Ils sont affiliés automatiquement dès leur première activité professionnelle, sauf s’ils optent pour un autre régime de retraite obligatoire.

Pour adhérer au régime général, l’employeur se charge d’affilier chaque salarié en transmettant une déclaration d’embauche à la Sécurité sociale dans les 8 jours suivant le début de l’activité professionnelle. Le salarié devra ensuite créer son compte personnel sur le site officiel de la sécurité sociale afin de vérifier ses droits et obtenir des informations relatives à sa future pension.

Dans ce régime, la cotisation est prélevée directement sur le salaire brut du travailleur, ainsi que parfois sur celui de l’employeur. Ces cotisations permettent aux assurés sociaux non seulement d’avoir droit à une pension vieillesse mais aussi à des prestations maladie-maternité-invalidité-décès et autres avantages comme l’accès aux tarifs conventionnés chez les médecins ou encore la prise en charge partielle ou totale des frais médicaux.

Le montant de votre retraite sera calculé selon plusieurs paramètres tels que votre durée d’affiliation au régime général ainsi que vos revenus annuels moyens des 25 meilleures années (ou des six derniers mois pour certains fonctionnaires). Il faut cependant noter qu’il y a un plafond qui ne doit pas être dépassé lors du calcul avec une limite fixée annuellement par les autorités compétentes.

Aussi, il existe deux niveaux de pensions : la retraite de base et la retraite complémentaire. Pour bénéficier de ce dernier, il faut être affilié à une caisse Agirc-Arrco si vous êtes cadre ou cotiser auprès d’une institution de retraite complémentaire pour les non-cadres.

Le régime général est l’une des options les plus populaires dans le système français de sécurité sociale pour la préparation des pensions futures. Bien qu’il y ait des critiques quant aux niveaux des prestations, cette sécurité sociale permet néanmoins aux travailleurs du secteur privé ainsi qu’à leurs familles d’avoir un filet social qui couvre différents aspects de leur vie professionnelle et personnelle.

Les régimes complémentaires : pourquoi et comment y adhérer ?

En plus du régime général, il existe aussi des régimes complémentaires obligatoires pour les travailleurs salariés. Les régimes de retraite complémentaire ont été mis en place pour permettre aux assurés de bénéficier d’une pension de retraite plus importante que celle octroyée par le seul régime général.

Les cotisations versées dans ces régimes permettent aux travailleurs qui y sont affiliés d’accumuler des points, qui seront convertis en une rente viagère lorsqu’ils partiront à la retraite. Le montant de cette rente dépendra bien évidemment du nombre de points accumulés et donc des cotisations versées tout au long de la carrière ainsi que du moment où l’on prend sa retraite.

Pour adhérer à un régime complémentaire, il faut être affilié au préalable au régime général. Selon votre statut professionnel, vous devrez choisir entre différentes institutions telles que l’Agirc-Arrco ou encore le RSI (pour les travailleurs indépendants).

Il faut noter qu’il faut bien calculer les avantages que cela peut vous procurer et si cela vaut vraiment le coup.

Les travailleurs indépendants peuvent aussi adhérer à des régimes complémentaires facultatifs tels que Madelin ou encore PERCO. Ces régimes sont particulièrement intéressants pour ceux qui souhaitent épargner davantage tout en bénéficiant d’un cadre fiscal privilégié.

Adhérer à un régime complémentaire peut être une bonne option pour ceux qui souhaitent augmenter leur future rente viagère. Toutefois, il faut vérifier la pertinence par rapport aux coûts engendrés et exercer son discernement quant au choix du type de régime complémentaire afin d’optimiser sa future pension de retraite.

Partager :